Cette bourse vise à inciter les personnes étudiantes inscrites au baccalauréat en
kinésiologie ou en éducation physique et à la santé à poursuivre des études
supérieures en promotion de l’activité physique à l’EKSAP.
Cette bourse souhaite favoriser les candidatures de personnes ayant une
préoccupation particulière pour la réduction des inégalités sociales en matière
d’activité physique.
Félicitations à Alexandre Gagnon, récipiendaire de la Bourse d’excellence Suzanne Laberge en promotion de l’activité physique !
Alexandre Gagnon

Terminant son programme au B.Sc en kinésiologie à la fin du semestre d’hiver
2026, Alexandre Gagnon amorcera ses études à la maîtrise en sciences de
l’activité physique sous la supervision du professeur Felipe Verdugo.
Le parcours d’Alexandre met en évidence une prise de conscience précoce des
inégalités sociales en matière d’accès à l’activité physique, issue à la fois de son
exposition à des initiatives structurantes (p. ex., Grand Défi Pierre Lavoie) et de
sa propre implication en activité physique en contexte socio-économique
défavorisé. Bien qu’ayant bénéficié d’un environnement lui permettant de
pratiquer divers sports, il reconnaît que ces opportunités demeurent inégalement
distribuées, ce qui constitue le fondement de son engagement professionnel et
scientifique.
Sur le plan pratique, ses expériences de travail témoignent d’un investissement
soutenu auprès de populations vulnérables. Son implication de plus de quatre
ans dans un programme scolaire en milieu défavorisé a permis de favoriser
l’accès au sport organisé malgré les ressources limitées. Par la suite, son travail
en centre d’entraînement auprès de personnes en situation d’obésité a visé à
réduire les barrières psychosociales à la pratique, notamment en favorisant un
sentiment d’inclusion et d’adhésion à long terme.
Sur le plan de la recherche, le projet de maîtrise d’Alexandre s’inscrit directement
dans cette logique de réduction des inégalités. Le développement et la validation
d’un outil de musculation des doigts destiné initialement aux pianistes présentent
un fort potentiel de transfert vers des populations cliniques (p. ex., maladies
neurodégénératives, handicaps moteurs), pour lesquelles les opportunités
d’activité physique adaptée sont limitées. Ce projet vise ainsi à améliorer
l’accessibilité, la mesure et l’efficacité des interventions, contribuant à restaurer
l’autonomie fonctionnelle et à favoriser une participation accrue à l’activité
physique.
L’ensemble de son parcours reflète une cohérence marquée entre engagement
terrain et projet scientifique, tous deux orientés vers la réduction des inégalités
sociales en activité physique.
